La journée a commencé avec deux malaises.
Premièrement, j'ai lu la longue nouvelle Heart of Darkness pour mon cours de littérature comparée. C'était absolument génial : l'auteur a réussi parfaitement à créer une atmosphère de lourdeur et de malaise qui fait en sorte que c'est impossible de lire l'histoire rapidement. On devient prisonnier du rythme lent et de l'attente constante. Bref, c'était un "malaise positif".
Deuxièmement, j'ai dû reprendre le prof en stylistique comparée. Je déteste reprendre un prof, mais à certains moments ça devient une obligation morale. C'était le cas ce soir : le prof était en train de parler des faux-amis. Il donne l'exemple classique de "actually" et "actuellement", mais là il dit que pour traduire "actuellement" en anglais il faut dire "presently". Le problème, c'est que "présentement" et "presently" sont une autre paire de faux-amis : en fait, "presently" veut dire "bientôt". C'était clair dans ma tête que je devais lui dire. Il reste que faire un grosse erreur de faux-amis quand on donne justement un cours là-dessus, c'est un peu étrange.
***
La journée s'est terminée sur un triomphe inespéré.
Dans le cours de Writing for the Print Media, la gang d'étudiants de 2e année en English Studies redoutait le retour des "travel stories". Nous étions tous un peu découragés de ce que nous avions écrit et nous n'avions pas hâte de voir les notes.
Le prof décide de lire quelques textes qu'il a aimés. Il commence avec celui de Jeremy, qui portait sur une mésaventure en République centrafricaine. Pas de surprise : Jeremy est vraiment passionné par l'écriture, et son texte était génial. Il poursuit avec le texte de Blair, toute surprise que son histoire à propos de sa réserve natale en Gaspésie ait pu intéresser le prof. Ensuite, le texte de J-F sur son "pèlerinage" aux États-Unis pour voir des shows de lutte. Et là...
"I have one here that's called Shame and Disgrace in New York City. Who wrote that, by the way?"
Je lève la main. C'était moi. Et le prof a lu mon texte.
Il a terminé avec le texte d'une fille du BEALS, puis avec le texte de Matthieu sur un tournoi de Poker.
Bref, le prof a lu presque uniquement des textes provenant de notre gang. Nous étions sidérés! Quand nous avons reçu nos notes, nous avions tous entre 82 et 89% (88 pour moi). Nous nous sommes tous tapé dans les mains. C'était vraiment le fun de voir la solidarité entre nous.
La morale de cette histoire? Je crois qu'il revient à René de la donner en disant sur un ton (presque) musical : "Il faut garder espoir!"
Je vous redonne des nouvelles demain. Bonne nuit!
25 septembre 2007
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